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Adresse principale : Place Albert 1er, CHARLEROI (Marchienne-au-Pont)

Notice

Château Bilquin-de Cartier (fig. VI) Constructions en briques et pierre calcaire sous toitures d'ardoises remontant partiellement au XVIIe s., disposées jadis autour de deux cours et fortifiées au N. par une muraille dominant la Sambre qui coulait alors à ses pieds. Ne subsistent plus aujourd'hui que l'ancienne cour d'honneur et son porche, deux ailes du logis et quelques éléments défensifs du mur N.
Elevé à l'emplacement d'une demeure seigneuriale plus ancienne au début du XVIIe s. par les Honoré, le château appartient successivement aux familles de Briffoz, de Crissegnée et de Wal. En 1695, Guillaume Bilquin l'acquiert; marié à Marie-Agnès de Baillencourt, ce riche maître de forges achève et embellit la construction (leurs armoiries figurant sur le porche notamment). En 1725, le château échoit aux Cartier par le mariage de Marie-Agnès Bilquin avec Jean-Louis de Cartier. Ayant survécu aux troubles révolutionnaires, il semble avoir traversé le XIXe siècle sans changement notable. Incendié en 1932, il devient propriété de la Commune de Marchienne-au-Pont en 1938. Celle-ci, fusionnée avec Charleroi, le restaure depuis lors très progressivement (pl. IV).

Cour d'honneur accessible dans l'angle S.-E. par un étroit porche (1) de pierre sous une bâtière à croupes (fig. 97). Arc en anse de panier inscrit dans un entablement rectangulaire à bossages un-sur-deux cantonné de pilastres semblables. Corniche moulurée terminant l'entablement daté de 1699 et orné des armes des Bilquin-Baillencourt. Arrière reparementé de briques sur soubassement appareillé; colombier tardivement aménagé sous la corniche de bois.
A l'extérieur vers le N., mur d'enceinte au haut soubassement chanfreiné en moellons calcaires d'origine sous un parement de briques plus récent. Dans l'angle N.-E. de cette enceinte, tour circulaire (2) remontée en briques au XIXe s. (?) sur une base talutée en moellons sans doute d'époque. Chaîne de pierre limitant les deux niveaux percés de fenêtres en arc de brique surbaissé et à meneau sous une bâtière en poivrière sommée d'un clocheton. Mur N. en moellons assisés ouvert sur la g. par une porte en plein cintre; parapet récemment relevé. Enfin, à la hauteur de la chapelle, pigeonnier (3) en brique et pierre élevé en 1884; soubassement engagé dans le mur d'enceinte surmonté de deux niveaux aux ouvertures refaites en harmonie avec celles du château.
Aile S. de la cour (anciennes écuries) détruite par les travaux de terrassement du métro. Mur de façade partiellement relevé aujourd'hui avec des matériaux de remploi. Ce mur se prolonge dans la seconde cour qui ne conserve pratiquement plus rien d'origine, si ce n'est un pan de mur et la base d'une petite construction quadrangulaire en moellons, remaniée. Malencontreux bâtiments et aménagements récents (parkings, escaliers, piscine...).

Logis composé de deux ailes perpendiculaires, celle du N. plus courte, sur laquelle s'adosse une chapelle. Aile principale O. (4) en brique peinte sur soubassement en moellons réglés terminé par une doucine sous trois rangées de pierre de taille dans le parement. Longue façade sur cour à deux niveaux de huit travées de fenêtres jadis à croisée aux montants chaînés parfois refaits et linteau droit sous arc de décharge, seuils abaissés au r.d.ch. Chaîne de pierre reliant les linteaux, les appuis et les anciennes traverses. Porte principale à encadrement rectangulaire mouluré sous corniche saillante, du XIXe s. Porte secondaire (en place?) datée de 1768 à la clé festonnée, de style Louis XV : linteau cintré sur montants monolithes, une gorge profonde taillée dans l'encadrement, corniche moulurée plus légèrement cintrée, délimitant des écoinçons garnis de fleurettes et de feuillage. Sur la g., donnant accès à l'ancienne basse-cour, porche aux montants harpés sous large arc en anse de panier à bossages un-sur-deux cimentés, claveaux saillants en pierre, bordés d'une archivolte en briques. Nombreuses ancres de façade, corniche de pierre moulurée. Bâtière à croupe latérale, lucarnes et cheminées du XIXe s.
Face arrière du corps principal (fig. 98) en briques décapées plus originelle sans doute, limitée à dr. par le porche et par une tour circulaire à g., dans l'angle N.-0. Passage du porche couvert de deux voûtes de briques en voile, pilastres de briques sur haute base calcaire entre les travées, répétés sur les montants extérieurs cantonnant la porte en anse de panier en briques à trois claveaux de pierre décorée d'une archivolte en briques également. Corniche droite de brique saillante entre les deux chapiteaux, sous un arc de décharge. Limités par une corniche et un soubassement identique à ceux de la façade sur cour, deux niveaux de baies irrégulièrement percés de fenêtres à traverse, à croisée ou à jour unique. Plusieurs ouvertures transformées au r.d.ch. Chaînes de pierre et ancres comme à l'avant également.
Aile N. (5) couverte d'une bâtière limitée à dr. par un pignon à gradins du XIXe s. Dans le mur de brique peinte sur soubassement de moellons réglés, trois hautes fenêtres anciennement à croisée et double traverse, abaissées aux appuis, récents. Montants harpés sous linteau droit couronné d'un
fronton courbe interrompu orné d'un décor de pierre. Chaîne de pierre reliant les linteaux, les traverses et appuis primitifs. Porte de style baroque (en place?) à encadrement rectangulaire mouluré à crossettes sur de petites volutes : clé saillante frappée aux armes des Cartier; fronton courbe interrompu par une fenêtre d'imposte. Corniche de pierre moulurée. Dans le pignon, entre deux chaînes, une fenêtre à jour unique sous larmier d'origine. Trois lucarnes à croupe éclairant la bâtière.
Face N. de cette aile percée de plusieurs fenêtres à traverse aux montants chaînés et d'une fenêtre à croisée sous larmier, prolongée par une porte. Autres baies plus tardives, notamment celles du soubassement. Corniche de bois sur corbeaux.
Tour d'angle (6) circulaire en briques sur soubassement de moellons (fig. 99). Sur deux niveaux, fenêtres anciennement à croisée avec larmier d'origine, aux montants chaînés; certaines modifiées. Bandeau de pierre sous la corniche de bois sur corbeaux. Sur base circulaire, toiture octogonale amortie d'un clocheton piqué d'une aigrette en fer forgé. Tourelle récente en briques dans l'angle N.-E.

Chapelle (7). Mur de briques sur soubassement de moellons réglés scandé de pilastres sur base limitant chaque travée. Chevet à trois pans précédé de deux travées droites (fig. 100). Fenêtres en anse de briques, une porte prolongeant la première fenêtre à g., montants de pierre en délit sur congés, celui de dr. refait. Chaîne de pierre à hauteur des impostes et des appuis. Au chevet, vasque de pierre ornée des blasons des Cartier-Panée, sous les armoiries de Nicolas de Ghérin et de Marguerite Panée, protégées par une archivolte. Inscription dans le registre intermédiaire : NOBLE SEIGR MESSIRE NICOLAS DE GHERIN CHEVALIER DU ST/EMPIRE SEIGR DE FLEMALE DE WALHOUE & COMMISSAIRE DE/LIEGE ET MADAME MARGUERITE PANEE SON EPOUSE ANNO 1710. Enfin, au-dessus de l'archivolte, dans une pierre sculptée d'allure baroque, inscription D.O.M./AG.DD/ GUILIEL. ET AGNETI/1702, rappelant sans doute la fondation de la chapelle par les Bilquin-Baillencourt. Sur un petit cordon de briques, corniche de pierre moulurée soulignant la toiture à la Mansart aux coyaux accusés. Sur la face N., appentis.

A signaler encore, au N. du château le long de la Sambre, un élévateur à grains à deux étages en briques et pierre du XIXe s., de style néo-renaissance.
P.A. MASSET, Histoire de Marchienne-au-Pont, Malines, 1895, spéc. p. 56-59; E. POUMON, Le Hainaut. L'architecture, Vilvorde, 1956, p. 54;
S. BRIGODE, L'architecture ancienne dans la région de Charleroi dans B.S.R.P.A.C., 1958, n° 1, p. 20-25; M. REVELARD, Château Bilquin-de Cartier dans Visages du Passé et du Présent, catalogue stencilé de l'exposition organisée à l'occasion du onzième centenaire de Marchienne-au-Pont,
28 septembre/8 octobre 1969, p. 24-28; E. POUMON, Châteaux en Hainaut, Charleroi, 1971, p. 40; J. BATAILLE et P. SEYDOUX, Châteaux et manoirs du Hainaut, Paris, 1979, p. 14. E.G.[278]

Prospection

Prospection effectuée en 1994

Publication papier 

Tome : IPM - 20 (1994)

Page(s) :

Les imagettes de ce tome sont accessibles via ce lien : Imagettes

Code de la fiche

52011-INV-0058-01

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