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Localisation

Adresse principale : Rue de Rossart 33, BERTRIX (Orgeo)
Hameau : Biourge

Classement

Tout ou partie de ce bien est classé ou fait partie d'un site classé et fait partie du(des) dossier(s) suivant(s) :

Notice

N° 33. Château de Gerlache. Bel ensemble discrètement implanté en bordure de voirie, construit essentiellement en pierre de France du XVIIe au XXe s., dont les bâtiments crépis ménagent une petite cour rectangulaire. Vaste parc à l'arrière.
Dépendance de la seigneurie d'Herbeumont dès le Moyen Age où Jean ler de Rochefort détenait le titre de Seigneur d'Orgeo. Aux Temps Modernes, le domaine appartint successivement aux maîtres des forges de Waillimont et aux comtes d'Ansembourg ou de Marchant qui l'agrandirent au début du XVIIIe s. Ce n'est qu'en 1746- 1747 que Jean-Louis de Gerlache, seigneur de Gomery en devint propriétaire. Au lendemain de la première guerre mondiale, des transformations importantes en modifièrent l'aspect qui devint celui que nous connaissons aujourd'hui. Enfin, c'est ici que naquit en 1785 Etienne-Constantin de Gerlache qui présida le Congrès national en 1830.
Bâtiments disposés en carré autour de la cour clôturée à front de rue par un haut mur devenu aveugle, seul vestige de l'aile des anciennes dépendances aujourd'hui détruites. Accès sous un porche remontant au début du XVIIIe s. Portail surbaissé et harpé à clé et impostes saillantes. Bases munies de chasse-roues. Passage couvert défendu par deux meurtrières superposées. Etage mansardé et sommé d'une charpente essentée d'ardoises disposées en frises diversement traitées (demi-cercles, escaliers, etc.) et, du côté cour, dessinant le millésime de 172(7?) sous deux fenêtres rectangualires contiguës (fig. 11). Ouvrants des portails disparus. Toiture à coyau en forme de double pyramide, sommée d'une aigrette en fer forgé aux armes des Groulard (fig. 12).
Aile centrale occupée par le large corps de logis édifié en plusieurs étapes. Volume de gauche, le plus ancien, dont la construction remonte peut-être aux dernières décennies du XVIIe s., voire avant. Corps de bâtiment de deux niveaux desservis par une haute tourelle circulaire en hors oeuvre abritant l'escalier à vis et recevant le jour par de rares petites baies rectangulaires. Accès au r.d.ch. sous une porte en plein cintre. Comble éclairé par une lucarne à croupe. Toiture d'ardoises en cloche surmontée d'un édicule souligné par une aigrette en fer forgé. Façade sur cour groupant, près de la tourelle, trois fenêtres d'importance inégale, dont celle de l'étage, à petits-bois et doublement garantie par des barreaux et des volets de chêne. Vers la droite, deux fenêtres superposées à meneau. Côté jardin, six baies rectangulaires. Ancres en S. Trois petites lucarnes à croupe dans la bâtière d'ardoises à coyau et croupe à g. De ce côté, appentis tardif s'appuyant contre le mur-pignon.
Jouxtant ce dernier, second corps de bâtiment, plus haut et légèrement plus profond, construit dans les premières années du XVIIIe s. en guise d'extension. Articulation des façades en deux niveaux également. Côté cour, trois travées de vastes fenêtres jadis à croisée aux montants harpés. Travée intermédiaire étageant une fenêtre à meneau refaite au début du XXe s. en remplacement de la porte d'accès originale, et deux hautes baies en plein cintre avec extrados en bâtière sur montants harpés, éclairant la chapelle d'étage. Contigu à l'ancienne porte, accès extérieur des caves sous une porte en plein cintre chanfreinée et à congés dont les quelques marches sont garanties par un auvent de pierre portant le millésime de 1797. Côté parc (fig. 13), façade fort bien agencée en six travées de fenêtres : les deux de gauche à croisée - élément conservé uniquement au r.d.ch.-, les quatre autres à meneau. Montants harpés de ces ouvertures en pierre calcaire. Ancres en S. Frise de brique dentée sur denticules. Quatre lucarnes à croupe à l'avant et une à l'arrière. Bâtière d'ardoises à larges croupettes et coyau, sommée de deux aigrettes en fer forgé.
En 1919, importants travaux dus à l'initiative de Pierre de Gerlache et réalisés par l'architecte Paul Fraikin, portant sur l'agrandissement du corps d'habitation sous la forme de deux grosses tours à dr. et d'une seconde tourelle d'escalier à l'arrière. Travaux effectués dans l'esprit de l'architecture préexistante : volumes crépis, l'un circulaire, l'autre polygonal, de trois niveaux sous toiture pyramidale d'ardoises à coyau. Aile droite des communs, dont le gros oeuvre pourrait encore remonter au XVIIIe s. en décomptant les percements refaits sans doute au début du XXe s. : accès au fournil, porte d'étable entre deux fenêtres, petit portail au cintre curieusement surbaissé de la remise à voiture et porte à guichet de l'écurie. Cinq lucarnes passantes à croupe éclairant le niveau des combles. Encadrement des baies en bois, sauf le portail aux montants chaînés de calcaire. Longue bâtière d'ardoises à croupe et coyau. Toitures refaites en 1984.
De l'autre côté de la cour, seule subsiste la façade crépie des anciennes dépendances où l'on relève le petit portail surbaissé et harpé de la bergerie ( ?), une porte charretière de même type affichant sur la clé saillante le millésime de 1810 et trois portes à linteau droit sur montants harpés. L.C.

Prospection

Prospection effectuée en 1989

Publication papier 

Tome : IPM - 14 (1989)

Page(s) :

Les imagettes de ce tome sont accessibles via ce lien : Imagettes

Code de la fiche

84009-INV-0048-01

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