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Localisation

Adresse principale : LIMBOURG (Goé)

Notice

Cédée en 1145 à l'abbaye de Rolduc par deux hommes libres, Frédéric et Henri, la «villula de Goé» constituait un alleu comprenant vingt manses, vingt-six petites exploitations à Goé et une à Hèvremont, un moulin et une église dont dépendait la chapelle de Bilstain selon la confirmation de 1147. Parfois considéré comme la plus ancienne colonisation du pays de Limbourg, Goé était peuplé à cette époque de « mansionnaires » ou « masuirs », chargés de défricher et de mettre en valeur le domaine, au profit de l'abbaye. Partie du ban de Baelen, la seigneurie foncière, aux mains de l'abbaye de Rolduc jusqu'en 1796, possédait une cour composée d'un maïeur, d'un greffier et de sept échevins ou «masuirs» chargés de la transcription des actes de mutation de biens et du règlement des litiges se rapportant à des questions territoriales, soit la basse justice. Droit de moyenne et haute justice exercée par la cour scabinale de Baelen, jusqu'à l'érection en seigneurie hautaine, fief relevant de la cour féodale de Limbourg, au profit de J.B. de Caldenborch, seigneur de Neuberg. Par héritage aux Hannot, vendue en 1702 à Henry Blanche puis à nouveau par héritage, à H.G. van den Steen en 1722, J.L. de Cloeps en 1732, enfin par achat à J.P. de Lantremange en 1748, puis à son fils Jean-Guillaume, dernier seigneur hautain de 1782 à 1795.
Correspondant à celui de la commune créée en 1799 sous la domination française, le territoire de la seigneurie comprenait, outre Goé-village, La Pierresse, Hèvremont-Goé au S. de la Bovegnée, actuellement Pirhettes, et les censes de Béthane, disparue, et de Nantistay. Incorporé en 1891, le hameau de Goé-Bourgeoisie ou Sous-le-Moustier appartenait à Limbourg et ses habitants pouvaient prétendre au droit de bourgeoisie. Objet de contestation, la délimitation du territoire fut concrétisée par un abornement au N. et à l'E. en 1711, suivant accord entre Henry Blanche et le baron Bertolf de Belven, seigneur de Baelen. Ces bornes subsistent. Au S.E., abornement dans le bois de Hèvremont en 1729, les limites N. et S. étant constituées par la Bovegnée et la Borchenne. Commune autonome, Goé, augmenté de Goé-Bourgeoisie, fusionna en 1975 avec Bilstain et Dolhain-Limbourg pour former la nouvelle entité de Limbourg.
A l'origine dépendance de Baelen, paroisse primitive de la région, dont la juridiction correspondait à l'ancien domaine carolingien de « Bailus » église dédiée à st Lambert, paroissiale avant 1145. En dépendaient Bilstain et la chapelle de Limbourg qui devint église-mère des deux précédentes en 1460, lors de l'érection de l'église de Limbourg en prévôté, qui réduisit la juridiction paroissiale de Goé à ce village, Hèvremont et Goé-Bourgeoisie.
L'agriculture constituait, avec l'élevage, la principale activité économique de la communauté dont le moulin banal se trouvait en Vesdray, d'abord sur la rive gauche dès avant 1145, puis rive droite sur le territoire de la Bourgeoisie, après sa reconstruction en 1585. Transformé en foulerie en 1809 par la famille Pirard, ensuite aux mains des Angenot et Winandy puis Brüll, qui aménagèrent les bâtiments pour le lavage et carbonissage des laines. L'industrie textile était jadis représentée par plusieurs fouleries, ainsi que par le filage et le tissage à domicile auxquels se rattachait l'élevage intensif des moutons. On trouve aussi mentions de plusieurs fonderies de fer à Pierresse, Béthane et Hèvremont depuis le XVe s. Le sous-sol de la localité, composé de calcaire, marbre à crinoïdes, schistes colorés, psammites, poudingues et grès, fournissait matière à l'activité des carriers, e.a. à Pierresse, Quensoux et Nantistay.
Un des vieux villages de la région, Goé eut à souffrir de l'encombrante proximité de la place-forte de Limbourg, des continuels passages et cantonnements de troupes et des installations des batteries de guerre. On y trouve encore des édifices anciens, concentrés au village et à Pirhettes, et quelques encadrements de porte gothiques (fig. 547).
A. BUCHET, Monographie historique de Goé-lez-Limbourg, 1re partie, 2e édition, Verviers, 1961; 2e partie, Verviers, 1948; 3e partie, Verviers, 1951.
M.C.

Prospection

Prospection effectuée en 1984

Publication papier 

Tome : IPM - 12/2 (1984)

Page(s) :

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Code de la fiche

63046-INV-0105-01

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