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Localisation

Adresse principale : Rue des Déportés 2, LIMBOURG (Goé)
Hameau : Goé-Village

Notice

N° 2. Château de Goé, siège de la seigneurie hautaine acquise du roi d'Espagne, Philippe IV, en 1649 par Jean-Baptiste de Caldenborg, neveu de Guillaume, aussi acquéreur de seigneuries à cette époque, dont Groules, Bougnoulx, del Beuck et ban de Herve. En 1653, après décès sans postérité de J.B. de Caldenborg, succession par Jean Hannot, époux de la soeur du précédent, Marie-Alexandrine, pour leur fils Robert-Bertin, dont les enfants vendirent la seigneurie à Henry Blanche en 1702. Ensuite, par héritage, à ses petits-neveux, H.J. van den Steen en 1722, puis J.L. de Cloeps en 1732. Achat par le chevalier J.P. de Lantremange en 1748 dont le fils, Jean-Guillaume fut le dernier seigneur hautain et premier maire de Goé. Cession par ses héritiers à P.L. Poswick, petit-fils, par sa mère, de J.P. de Lantremange. Il reçut le roi Léopold 1er du 16 au 18 novembre 1847. Propriété enfin des familles Sagehomme puis Thibert-Sagehomme.
Légèrement à l'écart du village, dans un beau parc boisé dominant la route de la vallée, ensemble de bâtiments autour d'une cour rect., avec accès jadis par une drève dans l'axe du portail de la cour, en contrebas de l'église, transporté au XIXe s. en bordure de la grand-route.
Château occupant l'aile O. Modeste gentilhommière construite en moellons de grès, chaînée aux angles, probablement au début du XVIIIe s. sous Henry Blanche, 1er seigneur hautain à résider à Goé. Après son décès en 1722, la « maison et écurie » qu'il laissait furent considérablement agrandies et remaniées sous H.G.J. van den Steen, de 1725 à 1732 et remises au goût du jour au XIXe s. Flanquée au centre d'une tourelle de plan carré en hors-d'oeuvre, façade principale de deux niveaux et cinq travées d'ouvertures rect., recouverte au début du XIXe s. d'un essentage de planchettes horizontales très soigné. Tourelle également essentée, ouverte au r.d.ch. de la porte d'entrée, à encadrement souligné d'une fine moulure, du début du XVIIIe s. Imposte vitrée rect. Perron de trois marches moulurées. Entre la porte et la fenêtre rect. de l'étage, dalle calcaire portant : « LEOPOLD PREMIER / ROI DES BELGES A HABITE CE CHATEAU LE 16.17.18. NOV. 1847 ». Niveaux supérieurs de la tourelle occupés par un oculus ovale entouré de bois et une niche cintrée avec statuette de la Vierge? A dr., pignon masqué par une travée accolée au XIXe s., recouverte d'un lattis comme la façade et percée au S. de baies en demi-lune, au vitrage coupé de petits-bois rayonnants. Dans la cour, façade arrière E. en moellons de grès, percée de trois travées d'ouvertures remaniées au XIXe s. et entourées de briques sur appui saillant, sauf la porte centrale au pourtour calcaire composé d'éléments de récupération. Ouvertures du pignon N. également entourées de briques au XIXe s. Couvrant l'édifice, élégante bâtière d'ardoises à coyaux et croupettes, piquée de deux épis de faîtage et dominée par deux importantes souches de cheminée, au N. et au S. Lucarnes à fronton triangulaire sommé d'épi, deux à l'O., trois à l'E., côté cour. Au-dessus de la tourelle, pavillon d'ardoises à coyaux dominé par un globuleux épis sous une belle girouette en ferronnerie du XVIIIe s. ornée d'un dragon.
Immédiatement au S. du château, portail d'entrée de la cour, dans le prolongement de la façade O.: sous teûtai d'ardoises à croupes et à épis, arc cintré souligné d'une moulure, du déb. du XVIIIe s., protégé par deux chasse-roues. Face O. couverte d'essentage. A g. et à dr., annexes percées d'ouvertures cintrées du XIXe s.
Logis du gardien à l'E., avec façade O. dans la cour, en vis-à-vis du château. Bâtiment en moellons peints, du XVIIIe s., probablement après 1725. Cantonnés de chaînages calcaires, deux niveaux et cinq travées d'ouvertures transformées au XIXe s.: actuellement cintrées, entourées de briques sur appui saillant. Imposte vitrée à petits-bois rayonnants. Porte centrale semblable, à montants calcaires de récupération. Pignon N. et façade arrière autrefois aveugles. Bâtière d'éternit à coyaux, percée d'une lucarne à fronton triangulaire au-dessus de la travée de porte.
Dans le prolongement S. de cette habitation, adjonction, au XIXe s., d'une construction en briques de deux niveaux abritant un porche au centre du r.d.ch. dans l'axe du portail d'entrée de la cour. Portail rudimentaire s'appuyant à dr. sur l'aile S., à montant calcaire à g. et à linteau de bois. Une baie à g. et quatre à l'étage, cintrées et entourées de briques sur appui saillant. Identiques, à l'arrière, portail à montants calcaires sous linteau de bois et quatre fenêtres cintrées entourées de briques, dans l'alignement de la façade arrière du logis du gardien. Raide bâtiére d'éternit piquée d'une lucarne à fronton triangulaire à l'avant.

Aile S. occupée par les anciennes écuries en moellons de grès, à l'entrée de la cour, actuellement à usage de remise. Percements transformés. A g., portique au linteau de bois soutenu par une colonne à base et chapiteau octogonaux. Haute façade arrière aveugle, donnant sur le potager et agrémentée d'arbres en espalier. Jointif au portail d'entrée, demi-pignon essenté de planchettes et ouvert d'une fenêtre cintrée. Toiture d'ardoises en éternit, en appentis. Au N. de la cour, livrant accès au grand parc planté de belles essences, grille à deux vantaux en ferronnerie du XVIIIe s., à motifs de rocaille.
Enfoncée à mi-pente dans le parc, vers la Vesdre, glacière composée de deux pièces en sous-sol, destinées à conserver au frais les grands blocs de glace récupérés dans l'étang en hiver, à des fins gastronomiques ou curatives. Entrée par une porte à encadrement gothique récupéré ?: chanfreiné, en accolade à la clé centrale, à montants harpés et extrados cintré. Au-dessus de l'accolade, dans un cadre, date gravée « ANNO / 1759 / N.L », anachronique pour le style de l'encadrement, indiquant probablement un déplacement ailleurs ?, aucun N.L. n'étant propriétaire du château à cette époque. Entre les deux pièces, également de récupération, baie à linteau en demi-lune. Encadrement creusé d'une battée de contrevents dont attaches au montant g.
Aux confins des prairies du château près de Béthane, sur un promontoire boisé à l'angle des r. de Béthane et des Déportés, petite chapelle ? appelée aussi « casse-bouteilles », construite au XIXe s. en style néogothique, à demi-ruinée. Petit édifice en moellons de pouddingue local, à abside, percé de baies cintrées et accessible par une porte ogivale à imposte vitrée ornée de petits-bois en demi-soleil rayonnant. Bâtière d'ardoises, à trois pans au-dessus de l'abside, en piteux état (fig. 557, 558).
G. POSWICK, Les délices du duché de Limbourg, dans Archives Verviétoises, t. 4, [Verviers, 1951,] p. 69 à 74; A. BUCHET, Monographie de Goé-lez-Limbourg, 1re partie, 2e édition, Verviers, 1961, p. 127 à 151.
M.C.[864]

Prospection

Prospection effectuée en 1984

Publication papier 

Tome : IPM - 12/2 (1984)

Page(s) :

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Code de la fiche

63046-INV-0119-01

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