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Adresse principale : Rue du Village 2, PLOMBIERES (Moresnet)

Notice

N°2. Château-ferme d'Alensberg. Au pied de l'imposant viaduc traversant la vallée de la Gueule, intéressant ensemble groupant autour d'un burg fortifié du XV s., des bâtiments de ferme du XVIIe s. et jadis une importante demeure seigneuriale de la même époque, démolie au mil. du XXe s.C'est sans doute Jean d'Alensberg qui, au mil. du XVe s., fit construire le manoir primitif que l'on trouve au début du XVIe s. aux mains de Jeanne de Tzevel, épouse de Jean Dobbelstein. La famille de son mari reste en possession du bien jusqu'au mil. du XVIIe s., époque où il passe par mariage à Alexandre de Straeten, qui fait combler les douves entourant le burg et fait construire, contre celui-ci, l'imposant corps de logis aujourd'hui abattu ainsi que les bâtiments de ferme. Alensberg passe ensuite à son neveu Michel-Henri de Walhorn-Straeten et reste dans cette famille jusqu'au début du XVIIIe s. Il est alors légué à Pierre-Godefroid de la Saulx puis au neveu de celui-ci et ensuite à son fils. En 1823, le domaine est vendu à Charles-James Cockerill dont la fille Caroline s'unit à Charles Suermondt. Leurs descendants vendirent le bien au no-
taire Gustave Ernst-Petry qui le passa ensuite à ses héritiers.
Remanié au XIXe s. par Armand Suermondt, fils de Charles, puis plusieurs fois gravement endommagé suite aux bombardements du viaduc pendant la seconde guerre, Alensberg a conservé son donjon du XV s. en bien triste état.
De plan rectangulaire et haute de cinq étages, construction en maçonnerie de moellons de grès épaisse de 1 m 80 à la base. Partie supérieure en léger encorbellement, soutenue par de nombreux corbeaux calcaires. Percements d'origine remplacés par des baies à linteau bombé en moellons ou de grandes ouvertures à linteau droit. Haute toiture à quatre pans couvrant le donjon au XVIIe s. et rasée en 1947 pour faire place à une plate-forme aujourd'hui effondrée.
Portail et ferme du XVIIe s., mieux conservés. Ouvert dans l'aile principale en moellons de grès longeant la route, portail cintré à gros claveaux calcaires passants un-sur-deux. Clé armoriée Ernst, et sans doute effacée au XXe s. Teuté détruit.
A g., petit bâtiment carré en ruines percé de deux baies à traverse partiellement rebouchées et terminé aujourd'hui par des créneaux.
A dr., longue façade abritant les étables et une grange, aveugles ou presque côté route : une ouverture de tir, rares jours carrés et autres percements récents. Côté cour, façade avant percée de trois portes chaînées dont le cintre est doublé d'un rouleau de moellons, de baies chaînées à meneau, de gerbières rectangulaires et d'une importante entrée charretière inscrite dans une embrasure carrée, à clé datée 1655. Remarquable taille des pierres d'encadrement de toutes les ouvertures.
En retour d'angle, flanqué d'annexes basses, corps de logis accessible par une porte cintrée et éclairé par trois baies à meneau. Très intéressante façade arrière, de caractère robuste et défensif, percé d'un seul jour au niveau du r.d.ch. et sans doute ouverte jadis sur des fossés dont subsiste un petit étang bordé d'arbres. A l'origine, deux rangées de quatre jours carrés déchargés par des arcs aux étages. Remarquables bâtières à croupes et forts coyaux sur belles corniches à blochets moulurés. Girouette en fer forgé très ouvragée au-dessus de l'habitation.
Bordant la route menant au village, second portail flanqué d'une ouverture de tir et envahi largement par des lierres masquant partiellement le cintre daté 1879 sur la clé. A l'E. de cet ensemble, ancienne dépendance du mil. du XVIIIe s. sous bâtière de tuiles en S.A. dr., corps de logis en moellons de grès réglés, de deux niveaux et demi. Porte à linteau droit, baies à meneau et fenêtres rectangulaires. Jours carrés sous la toiture. Piédroits monolithes. A g., étables sous fenil en moellons de grès et calcaire. Percements rectangulaires ou récents (fig. 1050). M.M.
POSWICK, o.c., p. 235-240.