Adresse principale : Courtil au Martias 18-19, CHIMAY (Lompret)
Bien inscrit comme : Monument
Ce bien répond au(x) critère(s) suivant(s)
Ce bien présente l'(es) intérêt(s) suivant(s)
Tout ou partie de ce bien est classé ou fait partie d'un site classé et fait partie du(des) dossier(s) suivant(s) :
domestique, économique
Implantée dans un méandre encaissé de l'Eau Blanche aux abords d'un éperon rocheux, la seigneurie de Lompret eut comme premier seigneur Jean de Salles qui vendit la seigneurie à Jean de Bouzanton en 1451. Au 16e siècle, le mariage de Jeanne de Bouzanton avec Robert Landas transféra la seigneurie de Lompret à la famille de ce dernier qui la posséda jusqu'en 1655. À cette date, Pierre Jacquier, maître de forges à Rance, récupéra la seigneurie à la suite d’un déshéritement en sa faveur par Antoine-Ignace de Landas. Anoblie en 1718 par diplôme de l'Empereur Charles VI, la famille Jacquier acquiert la seigneurie de Lompret. À la Révolution française, le domaine fut confisqué. En 1814, le dernier seigneur, le baron de Maelcamps, quitta Lompret pour s'installer à Horrues. Au début du 20e siècle, la maison haute de Lompret fut achetée par la famille Lorsignol qui transforma les bâtiments en étables.
Édifié sur une structure plus ancienne, dont il ne subsiste que quelques assises de fondation, le logis (n°18) bâti en moellons de calcaire équarris et assisés, constitue le plus ancien vestige de l'ancienne maison haute. À l'origine, le premier complexe était un quadrilatère dont il ne subsiste que les murs inférieurs raidis par un chaînage d'angle en façade à droite. Le second niveau a été édifié au milieu du 17e siècle. Il est de style traditionnel par ses baies à croisée, à meneau ou à traverse. À la même époque, des petites canonnières ont été réalisées. Elles flanquent une baie à croisée en façade. Durant cette 2eme phase de cette construction, il a été adopté un plan en L et l'orientation de la façade principale a été changée pour une exposition en plein sud. Ce changement de composition est marqué par l'alignement, dans la façade Sud, de trois baies de style traditionnel, obturées au 19e siècle lors de la construction de l'appentis. La lucarne monte-charge, les baies à montants harpés sous linteau déprimé ainsi que les portes côté rue ont été réalisées au début du 20e siècle. Toit à deux versants à coyaux avec croupe en façade recouvert d'ardoises.
À droite du logis, bâtiment du 19e siècle édifié en pierre calcaire sur deux niveaux de quatre travées de fenêtres à montants harpés sous linteau droit et porte à montants monolithes. Toit à deux versants en asbeste-ciment.
En face, bâtiment de ferme qui était associé à la maison haute. Édifié en pierre calcaire, le bâtiment aujourd'hui en ruine est flanqué en façade arrière d'une tour ronde.
RPE
Bibliographie
MATHIEU (C.), La maison haute de Lompret: évolution d'un habitat seigneurial, in Bulletin de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, t. 20, 2007/2008, pp. 101-141.
DUCARME (G.), Le dernier Seigneur de Lompret et sa famille. Le Chevalier Emmanuel Joseph Nicolas de Jacquier, in Publications de la Société d'Histoire Régionale de Rance, t.1, 1955-1956, pp. 89-104.
BERNIER (T.), Notice sur le village de Lompret, in Documents et Rapports de la Société Paléontologique et Archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, t.7, 1875, pp. 363-388.
Division : Lompret
en retrait
Fonction(s)
Nom(s)
Nombre de niveaux
3,5 niveau(x)
Nombre de travées
7 travée(s)
Type(s) de toiture
toit à deux versants, toit à deux versants à croupe
Murs
brique, calcaire
Couverture
ardoise, asbeste-ciment
Période(s)
epoque contemporaine, temps modernes
Siècle(s)
18e, 19e, 20e, milieu du 17e
traditionnel
Auteur(s) de la prospection (2017) : Robin PENAY, Thérèse VAN DEN NOORTGAETE
État à la date de la prospection : Bon
56016-INV-0221-02
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