château (Manoir de Lébioles)
Adresse principale : Domaine de Lébioles 1/5, SPA (Spa)
Bien inscrit comme : Monument
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Ce bien présente l'(es) intérêt(s) suivant(s)
Domestique, Economique
Isolé, au S-O. du village de Creppe, le manoir de Lébioles est une imposante construction de style néo-traditionnel d'inspiration mosane édifiée de 1907 à 1908 pour Monsieur Georges Neyt par l'entrepreneur Jehin, d'après des plans de l'architecte liégeois Charles Soubre assisté de l'architecte Alfred Lobet pour la gestion du chantier. À la suite du décès du propriétaire, le château est vendu en 1912 par sa fille unique Mary Neyt à l'homme d'affaire liégeois Edmond Dresse. En 1926, la famille Dresse se voit décerner le titre de "Dresse de Lébioles". Depuis 1980, le domaine est converti en établissement hôtelier.
Adoptant un plan en U, le château se compose de trois ailes entourant une cour d'honneur centrale. Agrémentée d'un bassin aux extrémités en hémicycles, la cour est accessible par un portail d'entrée monumental en avancée flanqué de murets courbes surmontés de grilles en fer forgé. Érigé en moellons de grès et calcaire, l'ensemble est coiffé de hautes toitures d'ardoises à deux versants à croupes et égouts retroussés, polygonales ou de formes complexes, piquées de nombreux épis de faîtages en fer forgé, figurant pour certains des aigles bicéphales. Le portail d'entrée est percé d'un passage en anse de panier couronné par un clocheton. Celui-ci englobe une dalle en marbre blanc portant les armoiries de la famille Dresse surmontées de la devise "PLUS VALET QUAM LUCET" (Être plutôt que paraître) sur sa face extérieure et englobe une horloge vers la cour.
Au fond de la cour, dans l'axe du portail, le corps de logis se signale par sa travée d'entrée ponctuée par une logette en briques et calcaire portant une dalle datée de 1915 et soutenue par deux colonnes. Les façades sont percées sur deux niveaux par de nombreuses baies à croisées.
Dans les angles de la cour, deux portails donnant accès au jardin relient le corps de logis à deux ailes de dépendances. Se faisant face, celles-ci se composent d'un seul niveau large de sept travées bordées par un portique ouvert d'arcades en anse de panier, de part et d'autre d'une tour centrale de deux niveaux coiffée d'un toit à bulbe d'ardoises.
Vers le jardin, la façade arrière de même style se signale par un portique percé de cinq arcades en anse de panier retombant sur des colonnes de calcaire. Flanquant l'angle droit de la façade, une tour circulaire englobe dans sa maçonnerie un cadran solaire daté de 1908 et portant l'inscription : " AB VLTIMA CAVE" (Prends garde à la dernière). En-dessous du cadran solaire, une dalle en marbre blanc porte les mêmes armoiries et la même devise que celle du portail d'entrée.
À l'arrière, un remarquable jardin a été aménagé vers 1912 d'après des plans réalisés par l'architecte paysagiste Joseph Hensgens d'Aywaille à la demande de monsieur Edmond Dresse et de madame Anne Delloye.
Plus au sud de la propriété, dans les sous-bois situés sur le versant opposé de la vallée du Tolifaz et sur la rive gauche du ruisseau de l'Eau Rouge faisant aujourd'hui partie du territoire de la commune de Theux, se trouve un petit pavillon hindou inspiré de l'opéra Lakmé du compositeur Léo Delibes. Édifié en 1937 par Edmond Dresse de Lébioles pour son épouse avec la complicité de sa petite fille Liliane, enfant unique de son fils Armand, ce petit pavillon est aujourd'hui à l'abandon. Vandalisée, la construction en moellons de grès adopte un plan carré et est accessible par un portique en avancée menant à une pièce unique pourvue d'une cheminée dont le décor a disparu. À l'extérieur subsiste un panneau décoratif orné d'une représentation de déesse hindoue malheureusement recouverte de tags. L'édifice est coiffé d'une toiture à l'impériale d'ardoises en écailles de poisson et présente vers l'arrière une souche de cheminée inspirée des toits en pagode. Un peu à l'écart, un petit portique en rondins de bois sculptés de têtes stylisées, est encore conservé.
Au sommet du même versant, plus au sud, un petit pavillon de chasse dénommé "La houbinète" (désignant une petite hutte en wallon) a vraisemblablement été édifié au même moment que le manoir. De style néo-traditionnel, la construction de plan octogonal, en moellons de grès et calcaire, est coiffée d'un toit en pavillon d'ardoises. Quatre baies rectangulaires à encadrement de bois et châssis à petits bois d'origine éclairent l'unique pièce pourvue d'une cheminée.
Dans la vallée, un pavillon d'agrément probablement édifié dans l'entre-deux guerres par la famille Dresse de Lébioles, est installé en bordure d'un étang agrémenté de nénuphars. De style rustique, la construction en moellons de grès, calcaire et bois est constituée d'une partie fermée et d'une terrasse couverte limitée par un garde-corps en bois. Bordant un côté de la construction, une petite galerie ouverte vers l'étang est prolongée par deux pontons de bois donnant accès à l'eau. Un toit à deux versants d'ardoises couvre l'ensemble.
À l'entrée de la propiété, à droite de l'allée menant au manoir, l'ancienne maison du jardinier est une construction de style néo-traditionnel inspirée du style des cottage anglais. Édifiée dans le premier tiers du 20e siècle, le bâtiment présente un seul niveau en moellons de grès et calcaire coiffé d'un toit à deux versants à croupes, à fort débord reposant sur d'importantes consoles en bois.
BD
Bibliographie
DRESSE P., 1981. Le seigneur de Lébioles. Essai sur mon père. Bruxelles, La Renaissance du Livre, p. 84.
PIRONET L., 1981. Architecture thermale. Les villas et résidences de Spa. Un petit Versailles Ardennais : le Manoir de Lébioles, Histoire et Archéologie spadoises, Spa, Villa royale Marie-Henriette, 28, p. 155-163, fig. 90-105.
PIRON A., 1999. L'architecte -paysagiste Joseph Hensgens (1878-1953). Essai d'inventaire et analyse de son oeuvre. Mémoire présenté en vue de l'obtention du diplôme d'architecte, Liège, Institut Supérieur d'Architecture intercommunal. Site de Liège, Institut Lambert Lombard, p. 52-56.
DE HARLEZ DE DEULIN N. et DELSEMME S., 2001. Inventaire des parcs et jardins historiques de Wallonie, 4 : Province de Liège-arrondissement de Liège-Verviers, Liège, Ministère de la Région Wallonne, p. 212-215.
BOUCHOMS A. (coord.), 2003, De Villas en Châteaux par Avenues et Boulevards, Spa (Connaître Spa,7), p. 70-72.
HUBERT J.-C., s.d. Château du Haut-Neubois. 100 ans d'histoires, Spa, CERAN, p. 29.
Division : Spa
Isolé
Jardin
Fonction(s)
Nom(s)
Fonction(s)
Nom(s)
Nombre de niveaux
2 niveau(x)
Nombre de travées
7 travée(s)
Rythme
Horizontal
Type(s) de toiture
Toit à deux versants à croupe(s) et égout(s) retroussé(s), Toit complexe, Toit polygonal à égout(s) retroussé(s)
Murs
Brique, Calcaire, Grès
Couverture
Ardoise
Période(s)
Epoque contemporaine
Siècle(s)
début du 20e
Année(s)
1907-1908 (s)
Néo-traditionnel
Fonction(s)
Nombre de niveaux
1 niveau(x)
Nombre de travées
7 travée(s)
Rythme
Horizontal
Type(s) de toiture
Toit à deux versants à croupe(s) et égout(s) retroussé(s), Toit complexe
Murs
Calcaire, Grès
Couverture
Ardoise
Période(s)
Epoque contemporaine
Siècle(s)
début du 20e
Année(s)
1907-1908 (s)
Néo-traditionnel
Fonction(s)
Nombre de niveaux
1 niveau(x)
Nombre de travées
1 travée(s)
Type(s) de toiture
Toit à deux versants à croupe(s) et égout(s) retroussé(s), Toit complexe
Murs
Calcaire, Grès
Couverture
Ardoise
Armoiries, Horloge
Période(s)
Epoque contemporaine
Siècle(s)
début du 20e
Année(s)
1907-1908 (s)
Néo-traditionnel
Fonction(s)
Période(s)
Epoque contemporaine
Siècle(s)
1er tiers du 20e
Année(s)
1912 (s)
Fonction(s)
Nom(s)
Nombre de niveaux
1 niveau(x)
Type(s) de toiture
Toit en pavillon
Murs
Bois, Calcaire, Grès
Couverture
Ardoise
Période(s)
Epoque contemporaine
Siècle(s)
1er tiers du 20e
Néo-traditionnel
Fonction(s)
Nombre de niveaux
1 niveau(x)
Type(s) de toiture
Toit à deux versants à croupe(s)
Murs
Bois, Grès
Couverture
Ardoise
Période(s)
Epoque contemporaine
Siècle(s)
1re moitié du 20e
Rustique
Auteur(s) de la prospection (2015) : Bénédicte DEWEZ, Flavio DI CAMPLI
État à la date de la prospection : Bon
63072-INV-0004-02
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Voici la liste des observations possibles :
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