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Localisation

Adresse principale : ROCHEFORT (Lavaux-Sainte-Anne)

Classement

Tout ou partie de ce bien est classé ou fait partie d'un site classé et fait partie du(des) dossier(s) suivant(s) :

Notice

Château de Lavaux. Dans la plaine alluviale de la Wimbe, en bordure septentrionale du village, remarquable quadrilatère médiéval renforcé de tours d'angle et ceinturé de douves (fig. 679), remanié au XVIIe s., au moment où était construit au sud une vaste ferme en U (fig. CXXXI).
Seigneurie détenue au XIIIe s. par la famille de Wellin, passée par mariage en 1373 aux Berio, qui édifièrent durant la 1re moit. du XVe s. la forteresse qui, elle-même, subit le siège des Dinantais en 1464. Achat en 1630 par Jacques-Renard de Rouveroy, qui y entrepris d'importantes modifications. Domaine passé par mariage en 1753 aux princes de Gavre qui n'y résidèrent plus. Restauration archéologique entreprise en 1933-1936 à l'initiative de la baronne Lemonnier, par R. Pelgrims de Bigard et l'architecte Vander Hulst, poursuivie par les architectes F. Bonaert (1958), puis E. d'Oultremont (1981).
La forteresse du XVe s. en moellons assisés de calcaire dessine un losange ponctué de tours d'angle circulaires, dont trois au moins sont contemporaines des courtines, celle du S.O., plus jeune, n'ayant peut-être jamais existé auparavant. Au N.E., tour de quatre niveaux (1) nettement plus importante que les autres avec ses 12,60 m de diamètre, formant donjon. R.d.ch. aux murs épais de 2,75 m, couvert d'une voûte en calotte, avec trou d'accès au centre et à peine aérée par une mince fente au S.
Accès au 1er étage par une porte en tiers-point inscrite dans la feuillure de rabattement d'une passerelle mobile; trous circulaires pour la manoeuvre de cette dernière dans les écoinçons de l'arc. Etage éclairé par une fenêtre grillagée à linteau en bâtière sous arc de décharge, surmontant une fente de tir; longues banquettes dans l'embrasure. Cheminée au S., dont la hotte, refaite, est soutenue par deux corbeaux en quart-de-rond. Accès à l'étage supérieur par un escalier mural qui s'embranche à g. de l'entrée.
Voûté d'une coupole, 2e étage éclairé jadis par deux fenêtres similaires à celle du bas, dont une a été modifiée pour permettre l'accès au logis voisin. Cheminée à montants creusés en cavet et terminés par des consoles en quart-de-rond, soutenant le linteau de la hotte orné d'un écu érodé.
Accessible par une volée d'escalier surmontant celle du bas, dernier niveau en encorbellement par de triples corbeaux en quart-de-rond, formant plate-forme défensive. Entre les corbeaux, mâchicoulis desservis par de petites niches à linteau droit en escalier, entre lesquelles s'intercale une latrine. Vers les quatre points cardinaux, larges canonnières à cintre surbaissé en brique, créées probablement au XVIe s. en recoupant les mâchicoulis. Importante charpente en forme de dôme, renouvelée en 1933-1936.
Tour S.E. (2) de trois niveaux, le dernier en faible encorbellement sur corbeaux en quart-de-rond, de même facture que le donjon. R.d.ch. voûté d'une coupole aplatie et percé de trois fentes de tir; 1er étage éclairé par deux fenêtres surmontant une fente de tir, comme au donjon, mais encadrement de baie orientale refait; au dernier niveau, trois petites baies carrées et une arquebusière. Tour N.E. (3) semblable mais plus largement retouchée au XVIIe s., quasi toutes les baies notamment, à l'exception des fentes de tir du bas.
Courtine occidentale (4) conservant une large portion de son parapet en encorbellement sur corbeaux en quart-de-rond. En dessous de ceux-ci, dans la partie g., fenêtre grillagée à linteau en bâtière, liée elle aussi à une fente de tir comme au donjon, et deux petites baies carrées situées à des niveaux différents, indiquant l'emplacement d'un ancien logis.
Tour S.O. (5) désaxée et préservant un appareil de grès et calcaire avec boutisses nettement différent des autres tours, (re)construite probablement au XVIe s., voire au siècle suivant. Baies et fentes de tir remaniées ou atypiques.
Importante campagne de reconstruction entreprise par Jacques-Renard de Rouveroy à partir de 1634 : nouveaux appartements adossés aux anciennes courtines ou construits à leur emplacement, autour d'une cour intérieure autrefois fermée. Accès à l'E. (6) par un chemin pavé, en arc de cercle, qui traverse les douves et mène au portail baroque d'ordre colossal, à pilastres toscans bagués sous un fronton courbe interrompu : entrée en anse de panier coiffée d'un balcon du XVIIIe s., lui-même inscrit entre les glissières d'un pont-levis; au centre, blason aux armes martelées de Jacques-Renard de Rouveroy avec le millésime de 1634. Passage d'entrée traité en manière de colonnade en anse de panier d'ordre toscan, d'inspiration Renaissance, et couvert de voûtes en voiles sur doubleaux (fig. 680).
Cour intérieure pavée (7), remarquable par l'agencement encore de tradition Renaissance des façades en brique et pierre bleue qui l'enserrent sur trois côtés. Au-dessus des hautes caves voûtées et de la galerie E., deux étages rythmés par cinq ou six travées de fenêtres moulurées à croisée, surmontées alternativement, au 1er étage, d'un larmier ou d'un fronton courbe et reliées par un bandeau au niveau des appuis profilés (fig. 681). Fenêtres à meneau ou à linteau droit et porte de même forme au niveau des caves. Sur l'aile O., dalle rappelant la restauration entreprise en 1934 par la baronne Lemonnier.
Façades extérieures plus généreusement ouvertes au XVIIe s. par des fenêtres à croisée ou à meneau. Flanc N. du quadrilatère démoli au XVIIIe s., puis doté en 1934 d'une colonnade toscane semblable à celle de l'aile E.
En dehors de cheminées gothiques, Renaissance et baroques, peut-être rapportées, l'aménagement intérieur appartient essentiellement au 2e qu. du XVIIIe s. : grand escalier, cheminées, plafonds moulurés Louis XIV souvent refaits sur le modèle ancien. De la même époque, chapelle accessible depuis le palier du grand escalier et dont le chevet à trois pans, en brique et pierre bleue sur base de calcaire se greffe sur l'aile S., côté douves; fenêtres à linteau bombé et clé sur montants en délit. Par-dessous et quasi au niveau de l'eau, la salle basse abrite une curieuse baignoire en marbre noir. Embarcadère contemporain presque au centre de la même aile, dont le r.d.ch. est évidé par de grands arcs en anse de panier sur piliers carrés en pierre bleue. J.L.J. [2744]

Prospection

Prospection effectuée en 1996

Code de la fiche

91114-INV-0094-01

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