abbaye (Abaaye de Florival)
Adresse principale : Rue de Florival 91, GREZ-DOICEAU (Archennes)
Bien inscrit comme : Monument
Tout ou partie de ce bien est classé ou fait partie d'un site classé et fait partie du(des) dossier(s) suivant(s) :
Dans un site classé, ancienne abbaye de Florival. Actuellement centre d'instruction de la Protection civile. Aucune donnée précise n'éclaire l'origine de l'abbaye. Certaines sources l'attribuent au comte Werner de Grez en 1092. Une communauté religieuse est mentionnée en 1210-1214. Elle est affiliée à Cîteaux en 1218-1219. L'abbaye est formellement citée en 1247. Les premières périodes de construction sont mal connues. L'église de 1520-1538 et les locaux monastiques sont endommagés en 1578. L'abbaye et le domaine souffrent particulièrement durant les campagnes de Louis XIV (1674-1676), amorçant une période de décadence.
Une vue d'Harrewijn (v. 1692) montre un petit complexe en ordre assez dispersé autour d'une église de plan allongé et au chevet plat, de trois travées, en style gothique tardif. Au nord, bâtiment conventuel perpendiculaire bas et long sous une bâtière. Au nord et à l'est, ferme abbatiale de plan carré. Au sud de l'église, ensemble de constructions basses sous toitures, notamment de chaume.
Durant le 3e quart du 18e siècle, l'abbaye connut un essor relatif. Dans les années 1767 et suivantes, l'architecte L.-B. Dewez aurait rebâti une grande part du monastère. Suite à sa suppression et sa vente en janvier 1798, l'église et le cloître sont rapidement démolis (plusieurs pierres tombales conservées aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles).
Dans le 2e tiers du 19e siècle, une filature de lin s'installe sur le site. Les «Usines de Florival sur la Dyle» exploitées par «MM. Oldenhove Eisenstuck et Cie» sont représentées sur des planches de la «Belgique Industrielle» (vers 1850). De cette activité industrielle remontent la construction d'une vaste maison de maître et la transformation de bâtiments vers 1880. Adjonctions au 20e siècle.
Actuellement, le domaine comprend un vaste parc emmuré, abritant plusieurs arbres remarquables, et un groupe de bâtiments hétérogènes bordant une cour pavée : à l'est, un château de style néo-classique tardif de la 2e moitié du 19e siècle; au nord, une aile intégrant des vestiges de l'ancienne abbaye, percée d'un porche. D'autres constructions annexes se dressent également à proximité. A l'ouest de ce complexe, une importante partie de l'ancien domaine abbatial poursuit une vocation industrielle (Usines des accumulateurs Tudor).
Accès au parc par des grilles en fer forgé entre des piliers en pierre calcaire creusés de refends et sommés d'un amortissement sphérique.
A l'est, vaste bâtisse en double corps de neuf travées sur deux niveaux, en brique et pierre calcaire. Avant-corps simulés de deux travées, délimités aux extrémités par des pilastres à refends. Au-dessus d'un soubassement à plaquis, baies à encadrement rectangulaire de pierre, couronnées d'une corniche; fenêtres sur appuis saillants au rez-de-chaussée. Porte centrale de même structure, précédée d'un perron et surmontée d'un fronton. Niveaux séparés par deux listels de pierre, dont l'un prolonge les appuis des baies d'étage. Au-dessus d'un fin cordon, trous de boulin obturés par des macarons de terre cuite. Toiture d'ardoises à croupes percée de lucarnes récentes essentées. Façade latérale de trois travées, avec une basse plus tardive à gauche. Arrière très remanié.
Aile nord de deux niveaux en brique et calcaire gréseux couverte d'une bâtière d'ardoise, intégrant une tour-porche néo-gothique, datée de « 1882 » par une pierre côté cour. Portail comprenant deux piédroits harpés sous une plate-bande. Au-dessus, devise latine d'accueil, armoiries et monogrammes en pierre calcaire sous trois fenêtres en tiers-point et une toiture d'ardoises à flèche polygonale. Pignon sur cour à gradins, ajouré de fenêtres en tiers-point et d'une rosace. Au-dessus du millésime, armoiries avec coq juché sur une ruche et devise « LABORARE ET VIGILANTIA », de part et d'autre, deux plaques avec monogrammes; deux mains unies et les dates « 1794-1880 » et « 1822 » à gauche, « 1801 » à droite (fragment disparu).
Reste de cette aile nord très transformée aux 19e -20e siècles, caractérisée côté cour par de sobres pilastres, des trous de boulin cernés de pierre et masqués par des mascarons. Bâtière d'ardoises et lucarnes récentes. Parties gauche et centrale du bâtiment remontant peut-être au 17e siècle : au-dessus de plusieurs baies, arquettes de décharge trahissant l'existence d'anciennes fenêtres à croisée de pierre, porte en cintre légèrement surbaissé à encadrement de calcaire gréseux allégé d'un cavet sur congés, accostée de deux petites baies carrées et surmontées d'une dalle gravée d'une crosse entre les initiales (I) et (B) « -ANNO 1687 », de l'abbesse Ida Bernaerts. Autre bas-relief au centre, au-dessus d'une porte (1743 ?), ainsi qu'à droite du porche : plaque aux armes d'Alexandrine de Culembourg monogrammé (A) et (C), avec millésime de « 1765 ».
Aile sud fortement transformée aux 19e-20e siècle, mais noyau probablement plus ancien.
A l'ouest, ancienne remise à voitures du 1er quart du 19e siècle. Construction basse en brique chaulée et calcaire gréseux. Façade rythmée par des pilastres à chapiteaux raides entre lesquels s'ouvrent trois portes, deux cintrées (remaniées), la 3e plus récente, en arc déprimé. Ancienne pompe au conduit intégré dans la maçonnerie. Boulins cernés de pierre. Corniche sur modillons de bois en pointe-de-diamant. Bâtière de tuiles percée d'une lucarne passante et rampante entre pignons débordants. Annexe moderne à droite.
A proximité de la remise, longue construction de quatorze travées sur un niveau et demi, datée par ancres de « 1881 ». Baies à arc déprimé, larges et hautes au rez-de-chaussée, pourvues d'appuis saillants à l'étage; plusieurs obturées. Frise dentée sous une bâtière de tuiles à coyaux. Oculi dans des pignons débordants. Mur de refends également débordants après la 4e travée au sud.
Division : Archennes
Fonction(s)
Nom(s)
Siècle(s)
17e, 18e, 19e, 20e
Année(s)
1687 (m), 1743 (m), 1765 (m), 1794-1880 (m), 1801 (m), 1822 (m), 1881 (m), 1882 (m)
Néo-classique, Néo-gothique
Auteur(s) de la prospection (2007) : Bernadette STREEL, Caroline d'URSEL, Florence MICHOTTE
Tome : IPA - Chaumont/Gistoux, Grez-Doiceau et Wavre (2007)
25037-INV-0002-02
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